3e victoire consécutive au Dakar pour le Polaris RZR Xtremeplus !

Dakar 2014

Samedi 18 janvier 2014

Treizième étape : La Serena – Valparaiso

Liaison : 122 km – Spéciale : 157 km – Liaison : 256 km – Total : 535 km

 

La dernière spéciale du Dakar 2014 se déroule sur les pistes sinueuses des collines de Canela, plantées de cactus et rendues glissantes par endroits car il pleut en début de matinée. Il faut rester concentré pour ne pas commettre d’erreur et voir enfin le drapeau à damiers de ce Dakar 2014 ! Mission accomplie pour Willy Alcaraz, Nicolas Duclos et Sébastien Delaunay qui ont rallié l’arrivée, tous les trois très émus, raflant les deux premières marches du podium. Bravo à Willy pour sa troisième victoire consécutive au volant du Polaris RZR Xtremeplus et à Nicolas Duclos et Sébastien Delaunay pour leur superbe deuxième place.

Willy Alcaraz n°350 : « C’était la même spéciale que l’an dernier mais en plus cassant, confie Willy les larmes aux yeux. Il y avait des rios avec de gros cailloux… j’ai cru que je n’en sortirais jamais. L’attention était de rigueur car c’était très facile de se sortir, j’ai d’ailleurs vu des traces qui partaient dans le ravin… Aujourd’hui, il fallait savoir conduire et ne pas se laisser aller. »

Fièrement, Willy porte le t-shirt du vainqueur. « Ce matin, en m’habillant, j’ai revêtu le T-shirt « Polaris three times Dakar winner ». Je suis terriblement ému car c’était un Dakar très dur bien que peu plaisant en pilotage. C’est vraiment bien que nous soyons tous les deux à l’arrivée et, bien entendu, dommage que les deux autres RZR nous ait quitté aussi vite. Je suis vraiment heureux de cette troisième victoire car si le premier Dakar en RZR était un challenge et que je visais l’arrivée, celui-ci a été disputé tant avec Coronel qu’avec Nicolas. Cette victoire a donc un goût bien spécial !pour moi

Toute l’équipe a fait du super boulot, comme d’habitude et je les en remercie. Il règne chez Xtremeplus une ambiance et une entente entre tous les membres qui est fantastique, c’est une grande famille ! »

Nicolas Duclos/Sébastien Delaunay n°364 : « Ces derniers kilomètres étaient très beaux,commente Nicolas à l’arrivée à Illapel, au milieu des cactus, mais la piste était glissante par moment et il ne fallait pas commettre d’erreur. Ce matin, j’avais un peu la pression car il fallait arriver sans prendre trop de risques mais être tout de même dans le coup… Je ne réalise pas encore que je suis à l’arrivée… C’était beaucoup plus dur physiquement cette année q u’en 2013mais nous avons bien roulé et nous sommes à notre place. Seb a super assuré, comme toujours… Nous n’avons pas commis une seule erreur en près de 9000 km de course et nous avons gardé le rythme pendant toute la course. Il faut que ça continue, le Dakar c’est trop bien !»

 

 

Les équipages Xtremeplus le couteau entre les dents !

Dakar 2014

Vendredi 17 janvier 2014

Douzième étape : El Salvador – La Serena

Spéciale : 350 km – Liaison : 349 km – Total : 699 km

 

Le Dakar continue sa descente vers Valparaiso mais il reste ne étape décisive, El Salvador – La Serena et les fameuses dunes de Copiapò. Ce matin, la Camanchaca était au rendez-vous et le bivouac s’est réveillé dans le brouillard mais les motos ont pu partir à l’heure prévue et les autos ont même été quelque peu avancées.

Au sein du team Polaris Xtremeplus, Nicolas Duclos et Sébastien Delaunay, devant Willy Alcaraz au général, sont tous partis le couteau entre les dents. Amis sur le bivouac mais adversaires sur la piste, aucun d’eux n’avaient l’intention de lâcher quoi que ce soit et pourtant… La leçon d’hier a servi à Willy qui se classe 37e de la spéciale tandis que l’équipage franco-congolais Duclos/Delaunay arrive en 43e position. Au général, Willy Alcaraz repasse 40e, juste devant Duclos 41e à 5’01. Il reste une journée de course, rien n’est joué avant le drapeau à damier.

 

Willy Alcaraz n°350 : « J’ai enlevé l’âne qui était dans la voiture hier, raconte Willy qui a retrouvé le sourire, et j’ai remis la bête de course à la place ! Hier, j’étais vraiment très énervé par toutes les bêtises que j’avais faites mais aujourd’hui, j’ai fait une belle spéciale, sans soucis, même pas une crevaison ! Il y a juste un soufflet de cardan qui s’est abîmé et que l’assistance a changé à la sortie de la spéciale. Nous avons eu du sable aujourd’hui mais sincèrement, je m’attendais à pire… Il y avait bien quelques voitures d’ensablées mais avec nos RZR c’est tellement facile que nous sommes passés sans problème. »

Nicolas Duclos/Sébastien Delaunay n°364 : « Nous avons crevé quatre fois ! S’exclame Nicolas à la sortie de la spéciale. Et pourtant, nous avons roulé tranquillement comme d’habitude. Au début du secteur sélectif, il y avait des pistes caillouteuses, des rios avec des pierres, il y avait des cailloux dans cette spéciale mais moins qu’hier. Je ne comprends pas pourquoi nous avons crevé autant. Ce matin, nous sommes partis avec trois roues de secours mais la troisième s’est retrouvée à plat au bout de 10 mètres… Il devait y avoir un problème… Nous avons alors réparé avec des mèches et nous avons traversé les dunes ainsi. Je m’attendais aux grosses dunes de Copiapò mais non, nous avons traversé trois tas de sable sans difficulté. Je reste un peu sur ma faim, nous n’avons pas eu beaucoup de sables sur ce Dakar… »

« Aucune consigne de team ne sera donnée, ajoute Marco Piana avec humour ! »

 

 

 

Les deux Polaris RZR Xtremeplus sortent de l’enfer de fesh-fesh et cailloux !

Dakar 2014

Jeudi 16 janvier 2014

Onzième étape : Antofagasta – El Salvador

Liaison : 144 km – Spéciale : 605 km – Total : 749 km

Cette onzième étape est longue, presque autant que celle d’hier, et rallie Antofagasta à San Salvador, une toute petite ville minière située dans les terres et à 1612m afin d’échapper à la Camanchaca (Brouillard, condensation dû à la proximité du désert, de l’Océan et de la Cordillère des Andes) qui sévit souvent le matin dans la région et empêche les hélicoptères de voler.

Cette spéciale fut un nouvel enfer pour les Polaris RZR Xtremeplus qui mangèrent, une fois de plus de la poussière et des cailloux. Mais il sont tous deux à l’arrivée; Duclos/Delaunay en 39e position et Willy Alcaraz 41e !

Nicolas Duclos/Sébastien Delaunay n°364 : « C’était à nouveau apocalyptique, s’écrie Nicolas en descendant de sa machine couvert de poussière ! A part deux fois 4 km de dunes, tout le reste c’était du fesh-fesh et des cailloux, de gros pavés ! On a roulé près de 500 km avec Willy puis, à la sortie des dunes, quand on a regonflé, on l’a perdu… À l’arrivée, Sébastien m’a avoué m’avoir menti… Quand il a regonflé, il m’a dit que nous avons un pneu abîmé mais en fait, c’était un soufflet de cardan arraché ! Le menteur ! Tout ça pour ne pas m’inquiéter, rit-il !»

Willy Alcaraz n°350 : « J’ai crevé trois fois ! Une première fois au km 90, ensuite au km150… Au lieu de lever le pied après la première crevaison, j’ai continué à attaquer… J’ai roulé 350 km comme sur des œufs car je n’avais plus de roue de secours. Et j’ai crevé une troisième fois dans le fesh-fesh… j’ai dû réparer avec des mèches mais ça n’a pas tenu et j’ai terminé les cinq derniers km sur la jante. »

 

 

 

 

 

 

 

Magnifique Spéciale pour les Polaris RZR Xtremeplus !

Dakar 2014

Mercredi 15 janvier 2014

Dixième étape : Iquique – Antofagasta

Liaison : 53 km – Spéciale : 231 km – Neutralisation : 185 km – Spéciale : 215 km – Liaison : 5 km – Total : 688 km

 

Le Dakar fait demi-tour et descend la côte le long du Pacifique vers Antofagasta. « Pas de Dakar sans fesh-fesh » annonce la brochure… pourtant, cette étape longue de 688 km est moins dure que celle d’hier pour les RZR car elle se déroule dans de grands espaces. Le parcours, en deux tronçons séparés par une neutralisation, est un concentré de sable, dunes, fesh-fesh et pistes minières. Le bivouac d’Antofagasta situé à La Portada, en bord d’Océan, est à la hauteur du Tropique du Capricorne, signe qui a porté chance aux deux Polaris RZR Xtremeplus qui terminent en 34e position pour Willy Alcaraz et 38e pour l’équipage Duclos/Delaunay.

Willy Alcaraz n°350 : « Au début, dans les dunes, raconte Willy, le sourire aux lèvres, j’ai dû dégonfler car elles étaient très hautes et je n’arrivais pas à grimper. Ensuite, je me suis vraiment amusé à les franchir sans connaître de problèmes, si ce n’est deux ou trois marches-arrière car, pour nos petites machines, c’était parfois limite… La deuxième partie était beaucoup plus rapide sur de grandes pistes, un peu trop rapides pour nous mais j’avais le vent dans le dos et j’ai pris 124 km/h ! C’est la première fois que je vais aussi vite avec le RZR malheureusement cela a fait chauffer les pneus et l’arrière droit à éclaté. J’ai perdu 7-8 minutes à changer la roue… En tout cas, c’était une très belle journée avec zéro problème !»

Nicolas Duclos/Sébastien Delaunay n°364 : « Nous avons roulé seuls tout le long de la spéciale à part dans les dunes où il y avait un peu partout des autos ensablées, raconte Nicolas, moins éprouvé qu’hier. Nous avons vu Willy dans une montée où nous avions du mal à grimper mais ensuite, il a disparu. Nous avons perdu ¼ h à nous sortir d’une cuvette dans laquelle nous nous sommes « tankés ». Il y avait moins de fesh-fesh aujourd’hui, c’était plus roulant et technique, beaucoup plus agréable. C’était vraiment une belle spéciale, super sympa avec de magnifiques paysages. »

 

 

 

 

Une belle performance pour les deux Polaris RZR Xtremeplus

Dakar 2014

Mardi 14 janvier 2014

Neuvième étape : Calama – Iquique

Liaison : 37 km – Spéciale : 422 km – Total : 459 km

 

Une belle performance pour les deux Polaris RZR Xtremeplus

 

Le Dakar continue sa route vers le Nord et les concurrents ont droit, une fois de plus, au grand frisson pour l’arrivée : la descente de Los Verde 3 km à 45% et quelque 800 m de dénivelé ! La spéciale se déroule dans le désert d’Atacama avec au menu sable, dunes, feshfesh…

Le bivouac d’Iquique est situé en bord de mer, la brise souffle, le soleil est au rendez-vous.

Willy Alcaraz, parti 76e, arrive en 41e position tandis que Nicolas Duclos et Sébastien Delauney, 73es ce matin, ont mangé du feshfesh mais se classent 49es. Au général, Duclos/Delaunay sont 48e et Alcaraz 49e…

Willy Alcaraz n°350 : « C’était une belle spéciale, raconte Willy, mais très cassante. Il y avait énormément de poussière et comme je suis parti loin derrière ce matin, ce ne fut pas une journée facile. J’avais le vent de face et on roulait dans des ornières de deux mètres défoncées par les camions. Les dunes n’étaient pas trop difficiles mais il y avait tout de même de nombreuses possibilités de s’ensabler. Dans les très grosses montées, avec le petit moteur du Polaris, j’étais un peu limite mais j’ai bien dégonflé et c’est passé… En tout cas, cette spéciale était bien mieux que les autres et je suis à ma place au classement de la spéciale.

Je n’ai crevé qu’une seule fois et sur la fin, je roulais avec les camions et j’ai perdu 2-3′ à chercher un point car ils tournaient tous en rond.

Je suis désolé pour Coronel que j’ai vu à la ficelle, c’est mon adversaire direct en catégorie Solo et T3… c’est dommage. »

Nicolas Duclos/Sébastien Delaunay n°364 : « Quelle journée, s’exclame Nicolas en s’allongeant par terre, exténué ! Nous avons roulé 200 km dans le feshfesh ! On s’est planté une fois au km 50 puis au km 180… Ensuite au km 200, nous avions du feshfesh jusqu’aux genoux ! Nous avons sorti la corde et grâce à nos couleurs congolaises (le drapeau ressemble à celui de la Bolivie), les Boliviens, qui étaient les premiers à arriver, ont dégonflé et nous ont sortis de ce mauvais pas… Malheureusement, ils se sont ensablés et nous ne pouvions pas les aider. Incroyable, ils avaient le sourire et nous ont fait signe de partir, qu’ils se sortiraient bien de là. C’est esprit est extraordinaire, sans eux, nous y serions encore ! »

 

 

 

 

Les Polaris RZR Xtremeplus arrivent au Chili !

Dakar 2014

Dimanche 12 janvier 2014

Septième étape : Salta – Salta

Liaison : 114 km – Spéciale : 533 km – Liaison : 116 km – Total : 763 km

 

Lundi 13 janvier 2014

Huitième étape : Salta – Calama (Chili)

Liaison : 522 km – Spéciale : 302 km – Total : 823 km

La journée de repos fut bénéfique pour tous les concurrents rescapés de cette première semaine d’un Dakar 2014 particulièrement difficile à cause de la canicule. Malheureusement, elle ne fut pas très festive car, à l’heure du déjeuner, un orage s’est abattu sur Salta, suivi par des pluies discontinues jusque tard dans la nuit. Si elle fut quelque peu retardée, la spéciale fut néanmoins maintenue mais le terrain, très rapide, était peu propice aux Polaris RZR. La journée fut d’autant plus difficile pour Willy Alcaraz qui subit deux casses de cardans. S’étant fait aider par Nicolas Duclos et Sébastien Delaunay dont l’esprit sportif et d’entraide n’est plus à démontrer, les deux équipages rallièrent très tard le bivouac de Salta respectivement à la 73 et 76e place.

Le lendemain matin, la première auto prenait le départ de la liaison à 5h15′ pour traverser la Cordillère des Andes par le Paso Sico et arriver au Chili. Cette huitième spéciale étant plus sinueuse, les deux Polaris RZR Xtremeplus réussirent à sortir de la spéciale 64e pour Duclos/Delaunay et 68e pour Alcaraz. Malheureusement, comme chaque année, le vent souffle sur le bivouac de Calama et soulève des tonnes de poussières…

Nicolas Duclos/Sébastien Delaunay n°364 : « Hier c’était une grosse étape, raconte Nicolas — les lunettes de moto sur le nez et le foulard sur la bouche pour se protéger de la poussière — rapide et très haute en altitude, entre 3800 et 4300m. On a donc roulé à 80km/h à fond alors que les autres étaient à 180 km/h. Willy a cassé un cardan et nous nous sommes arrêtés pour l’aider à le changer mais de toute façon, ce n’était pas du terrain pour nous.

Aujourd’hui, nous n’avons pas eu trop froid en traversant les Andes car nous nous sommes bien préparés. J’avais les pieds dans des sacs poubelle, des sous-vêtements techniques, une doudoune, une veste de ski et je roulais dans mon duvet ! La spéciale, qui s’est courue côté chilien, était plus sinueuse mais toujours aussi rapide… Mais comme elle se déroulait plus bas, le moteur marchait mieux. Nous avons pris un bon rythme, je me suis amusé mais nous avons crevé une fois… La traversée des Andes était magnifique, les paysages incroyables ! »

Willy Alcaraz n°350 : « Hier, j’ai cassé un cardan que j’ai donc changé avec l’aide des mes coéquipiers. Mais ce nouveau cardan a cassé lui aussi et j’ai décidé de continuer comme ça pour ne pas prendre la pénalité… que j’ai tout de même prise pour 1’30 de retard.  J’ai donc roulé 150 km avec la traction avant et environ 200 avec 3 roues motrices.

Aujourd’hui, j’ai eu très peur car j’ai entendu un grand bruit et j’ai cru que la boîte de vitesse était cassée… C’était en fait un gros cailloux qui s’était coincé dans l’arbre de transmission. J’ai été obligé de le casser avec un tournevis… Cela m’a fait perdre du temps mais j’étais plutôt content que ce ne soit pas la boîte. A part cela, c’était une spéciale sympa avec de très beaux paysages ! »

 

 

 

Les deux Polaris RZR Xtremeplus à la journée de repos !

Dakar 2014

Vendredi 10 janvier 2014

Sixième étape :  San Miguel de Tucuman – Salta

Liaison : 242 km – Spéciale : 156 km – Neutralisation : 164 km – Spéciale 104 km – Liaison :  28 km – Total :  694 km

Dernière spéciale avant la journée de repos à Salta où les autos resteront un jour de plus que les motos qui partent pour la Bolivie. Le ciel est couvert et un peu menaçant mais tout le monde apprécie les températures un peu moins élevées que les jours précédents. Sous la tente d’Xtremeplus, les mécaniciens ont préparé toutes les pièces pour refaire à neuf les deux Polaris RZR.  Willy Alcaraz termine la spéciale en 51e position et est 50e au général tandis que Nicolas Duclos navigué par Sébastien Delaunay est 64e du secteur sélectif et 56e au général.

Willy Alcaraz n°350   : « C’est ma première journée sans descendre de la voiture, s’exclame Willy. La première liaison était belle à pleurer… Dans la spéciale, même si elle était un peu rapide pour nous au début, dès que je suis arrivé dans le sinueux, j’ai pu m’éclater en pilotage. Nous avons roulé sur des pistes de terre et graviers, traversé des bois, monté haut en altitude… C’était une super journée ! Par contre, quand on monte à 3000 mètres, le moteur perd 30% de sa puissance…

Nous sommes maintenant à Salta, à la moitié du Dakar et une journée de repos bien méritée et bienvenue car je m’endormais sur la liaison entre les deux spéciales. Je me suis aspergé le visage d’eau pour ne pas fermer les yeux et  en arrivant, j’ai dû tout de suite prendre le départ de la seconde. Je n’ai même pas eu le temps d’admirer le paysage magnifique. Dans ces moments-là, j’aimerais avoir un copilote pour partager ce que je vois et les émotions que ces paysages me suscitent… »

Nicolas Duclos/Sébastien Delaunay n°364 : « Les deux spéciales étaient belles et beaucoup plus intéressantes que celles d’hier, explique Nicolas à l’arrivée au bivouac de Salta. C’était très beau en pilotage et nous avons roulé à un bon rythme mais pas trop vite pour préserver le RZR. Nous avons eu une crevaison et par deux fois, les freins ont chauffé… Mais maintenant, nous sommes à Salta et content d’avoir une journée de repos car je m’endormais sur la liaison. C’est un Dakar dur mais bon, on s’en sort pas mal pour le moment. »

Samedi, journée de repos. Dimanche, les pilotes reprennent la piste pour une boucle autour de Salta. Lundi : Chili !

 

Les Polaris RZR Xtremeplus bravent l’Apocalypse !

Dakar 2014

Jeudi 9 janvier 2014

Cinquième étape : Chilecito – San Miguel de Tucuman

Liaison : 154 km – Spéciale : 211 km – Neutralisation : 111 km – Spéciale 205 km – Liaison : 231 km – Total : 912 km

La cinquième spéciale, la plus longue du rallye, était prévue en deux parties. Pour des raisons de sécurité, l’organisation a annulé la seconde pour les motards qui tombaient comme des mouches à cause de la canicule et arrêté au CP1 la deuxième spéciale pour les autos.

Ce Dakar 2014 particulièrement difficile tant du point de vue du terrain très cassant que des conditions climatiques extrêmes. Sur la piste le thermomètre est monté à 47°C, un peu moins sur le bivouac de Tucuman mais l’humidité est pesante… telles sont les conditions climatiques du Nord de l’Argentine. Les deux Polaris RZR Xtremeplus rescapés de l’hécatombe de ces deux derniers jours sont à au rendez-vous à Tucuman.

Willy Alcaraz n°350 : « C’était une nouvelle journée très difficile, raconte Willy arrivé vers 23h30 au bivouac. Je ne m’attendais pas à de telles dunes dans la première spéciale et je suis arrivé avec des pneumatiques trop gonflés. Au km 30, je me suis ensablé en essayant de contourner d’autres concurrents plantés… et j’ai mis plus de 30′ à me sortir de ce mauvais pas. Ensuite, plus loin, j’ai déjanté, toujours en essayant de contourner des autos arrêtés dans de grosses ornières remplies de feshfesh. Au km162, je suis certain d’être passé sur le waypoint car d’autres concurrents qui étaient avec moi l’ont validé mais mon GPS ne l’a pas pris…. Cette spéciale était vraiment dure avec du sable mou, des ornières remplies de feshfesh, de l’herbe à chameaux et une telle chaleur que l’air était plus chaud si j’ouvrais la visière que dans mon casque ! Dans la deuxième spéciale, Castera nous a fait la complète : feshfesh, herbes à chameaux et cailloux. La fin était superbe avec des décors magnifiques et un local, trop gentil, est venu m’apporter un sandwiche avec du bœuf dedans, un véritable régal, un vrai cadeau ! »

 

Nicolas Duclos/Sébastien Delaunay n°364 : «  Quelle journée ! La première spéciale, c’était la guerre du Vietnam ! Elle avait bien débuté avec les dunes mais très vite cela a tourné à « Apocalypse Now ». Il y avait des hélicoptères qui volaient dans tous les sens, des motards épuisés n’arrivant plus à respirer tant l’air était chaud, les médecins qui courraient de partout… Tous ces motards me faisaient vraiment de la peine.

Dans les dunes, je me suis ensablé par trois dont une, à cause du même concurrents qui nous gêne chaque jour, celui qui nous a déjà percuté. Il nous a fait une queue de poisson puis s’est « tanké » juste devant nous. Quand il est sorti, il ne nous a même pas aidé !

Tandis que Seb enlevait le sable, je regardais la température, il faisait 63°C au soleil ! Seb n’arrivait presque pas à toucher le sable ni à marcher tant ça brûlait. Ensuite, nous avons roulé tranquillement, subi une crevaison lente à cause d’une grosse épine et une autre crevaison franche… Nous avons le waypoint que tant d »autres ont raté et ça, grâce à Seb qui est un incroyable navigateur. C’était tellement extrêmes comme conditions que nous avons assuré pour rentrer au bivouac. »

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Une étape infernale !

Dakar 2014
Mercredi 8 janvier 2014
Quatrième étape : San Juan – Chilecito
Liaison : 43 km – Spéciale : 217 km – Neutralisation : 157 km – Spéciale 284 km – Liaison : 167 km – Total : 868 km

Cette quatrième étape du Dakar 2014, qui ralliait San Juan à Chilecito, petite ville anciennement minière (La Mexicana) située aux pieds de la Famatina ― 6250 mètres ― s’est transformée en enfer pour bien des concurrents et deux des Polaris RZR Xtremeplus se retrouvent hors jeux, Garry Connell/Annie Seel et Yasir Saedan/Laurent Lichtleuchter. Séparée en deux par une neutralisation de 157 km, la spéciale du jour n’était que cailloux, pierres, cailloux… et chaleur ! A part Willy arrivé à 22h30′, les autres équipages ont ralliés Chilecito dans la nuit.

Willy Alcaraz n°350 : « Zanirolli est ressuscité, s’exclame Willy en arrivant au bivouac de Chilecito couvert de feshfesh et le regard quelque peu hagard. C’était un véritable enfer, 600 km de cailloux ! Je crois que je dois remonter à 1995-96 pour me rappeler d’une spéciale aussi dure et encore… Il y a vingt ans, aucune voiture ne serait sortie de ce carnage, c’était vraiment du « casse bagnoles ».
La première spéciale, je suis parti devant Coronel et après 10 km, il y avait des concurrents de partout, tous perdus et qui tournaient en rond. J’ai alors fait la trace et ils sont tous mis derrière moi à la queue-leu-leu mais quand je me suis planté dans le feshfesh, personne n’a voulu me tirer ! C’est un camion en course qui s’est finalement arrêté pour me donner un coup de sangle et je l’en remercie. Dans la seconde spéciale, nous sommes repartis dans l’ordre d’arrivée de la première et j’étais deux minutes devant Coronel quand, soudainement, par trois fois, les pneus arrières se sont mis à crever sans raison. Je n’avais que deux roues de secours et la troisième crevaison, je l’ai réparée avec une mèche. Demain, c’est pareil, la spéciale sera très longue avec à nouveau du feshfesh dans un canyon ! Un truc de fou ! »

Nicolas Duclos/Sébastien Delaunay n°364 : « Il nous est arrivé tellement de choses aujourd’hui que je ne me rappelle plus de tout, confie Nicolas, au levé, à 6h du matin alors qu’il est rentré quelques heures plus tôt. Tout d’abord, nous sommes presque tombés dans un ravin de 60 mètres et le RZR avait une roue dans le vide. Ensuite, nous avons failli nous faire couper en deux par un camion. Nous sommes alors tombé en panne, nous ne savions pas vraiment de quoi, essence ou autre chose… Un camion Astania nous a tiré pour terminer la spéciale. C’était déjà la nuit et il roulait comme un fou, en course, sautant des marches… Nous l’avons arrêté car j’avais vraiment peur que l’on se retourne et qu’il continue à nous tracter ! Un buggy nous a alors pris en remorque mais je n’étais pas dans le RZR, Seb était à la place du passager avec le volant en main et je n’ai pas eu le temps de monter qu’il démarrait… Mais voilà, nous sommes là ! C’est le Dakar mais quelle étape de folie ! »

Garry Connell/Annie Seel n°366 : Une durite d’huile s’est crevée pendant la spéciale et le RZR a perdu toute l’huile. Marco Piana, dans le camion T4 en course, a réparé et l’équipage n°366 est reparti. Malheureusement, sur la liaison, la pression d’huile a chuté et inévitablement le moteur a subi des dommages irréparables. Garry Connell et Annie Seel furent donc contraints à l’abandon ce matin.

Yasir Saedan/Laurent Lichtleuchter n°386 : Un caillou a cassé le carter de la boîte de vitesse du RZR n°386 qui a perdu toute l’huile. Yasir Saedan et Laurent Lichtleuchter étaient sur la neutralisation quand la boîte a cassé et il était impossible de les tracter dans la deuxième spéciale. Ils ont donc pris la route vers le bivouac ce qui a entraîné immédiatement leur mise hors-course. Ce matin, positif dans le malheur, Yasir a lancé : « Au moins, je n’aurai pas à rouler dans le feshfesh aujourd’hui ! »

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Des cailloux, des cailloux, toujours des cailloux…

Dakar 2014

Mardi 7 janvier 2014

Troisième étape : San Rafael – San Juan

Liaison : 292 km – Spéciale : 301 km – Liaison : 3 km – Total : 595 km

 

La troisième étape emmène les concurrents sur les conforts de la Cordillère des Andes avant de rejoindre le bivouac encaissé et surchauffé de San Juan. Les pluies ont raviné une bonne partie des pistes à flanc de montagne et les cailloux sont le plat de résistance de ce secteur sélectif très cassant.

Nicolas Duclos/Sébastien Delaunay n°364 – 76e : « Une journée difficile, s’exclame Nicolas Duclos au bivouac de San Juan. Il y avait beaucoup de cailloux, de lits de rivière remplis, eux aussi, de cailloux et du feshfesh. Nous nous sommes arrêtés par 3 fois… La première parce que j’ai calé dans une épingle dans un canyon et que j’ai redémarré tout en roulant. 10 mètres plus loin, Seb m’arrête car nous n’avions plus de pression d’huile. J’ai alors grimpé sur un talus de 20 m de haut pour ne pas rester sur le chemin étroit. En fait, il n’y avait rien et nous sommes repartis. Plus loin, nous avons crevé dans un virage à gauche dans une ornière profonde remplie de cailloux qui ont coupé le pneu… Le 3e arrêt, j’ai à peine entendu le Sentinel (Alerte actionnée par le véhicule qui arrive derrière et qui retenti dans la voiture qui va se faire doubler) et j’allais me pousser quand la voiture qui klaxonnait nous a percutée, nous poussant dans le décor ! C’était un équipage de Russes et Seb est descendu leur dire sa façon de penser ! Heureusement que notre RZR n’était pas endommagé. Mais nous sommes là, une de plus ! »

 

Willy Alcaraz n°350 – 78e : « Pour moi, cette étape était très belle et j’ai passé une bonne journée malgré deux crevaisons. Il fallait vraiment faire attention aux cailloux tout le temps… C’était une spéciale très cassante avec du feshfesh et des  lits de rivière. Dans les 50 derniers kilomètres j’ai crevé deux fois car il faisait vraiment trop chaud pour les pneus sur les cailloux. J’ai aussi perdu mon drapeau… Mais à part cela, il y avait de magnifiques paysages. »

 

Garry Connell/Annie Seel n°366 – 80e : « C’était magnifique ! Et nous voilà à San Juan, la « Tortue » est arrivée à bon port grâce à un rythme de croisière régulier afin de ne pas commettre d’erreurs. Nous n’avons ni crevé ni connu de problème quelconque ! En montagne, c’était merveilleux… et frais, génial. Je me suis régalé. »

 

Yasir Saedan/Laurent Lichtleuchter n°386 : Ont connu un problème électrique, une prise qui ramène le courant à la rampe d’injection a brûlé. Ils ont fini la spéciale sur un cylindre, aidé, dans les endroits critiques, par le camion de Marco Piana en course. 

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